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13 avril 2016

Cancer : marqueurs tumoraux et dépistage

La présence d'un marqueur tumoral sert d’indicateur pour confirmer la présence d’une tumeur. Explications.

Un marqueur tumoral est une molécule exprimée par une tumeur et libérée dans l’organisme où sa concentration peut être mesurée (sang, urine, liquide céphalo-rachidien). La présence de ce marqueur sert d’indicateur pour confirmer la présence d’une tumeur.

Si l’on soupçonne leur existence depuis la fin du XIXe siècle, c’est surtout depuis les années soixante-dix et l’utilisation des anticorps monoclonaux qu’on les connaît davantage et que leur utilisation en routine dans les laboratoires de biologie médicale est possible pour orienter le dépistage du cancer. Orienter et non pas déterminer car même s’il en existe un grand nombre, aucun marqueur n’est véritablement utilisable en dépistage de masse. Pour cela, il faudrait en effet qu’il soit très sensible et spécifique à un cancer très fréquent (touchant une personne sur 1 000) et ce, afin de pouvoir l’utiliser seul pour un dépistage total. En outre, il existerait toujours un pourcentage de faux négatifs induisant une perte de chance pour les malades et de faux positifs entraînant un risque inutile chez des patients bien portants.

Chez l’homme, l’hormone chorionique gonadotrophique (hCG) est un marqueur spécifique du cancer du testicule tandis que le dosage de l’alpha-foeto-protéine est un marqueur tumoral des hépatocarcinomes chez les cirrhotiques. Si l’un ou l’autre ne s’adressent pas à un dépistage de masse, ils se révèlent néanmoins intéressants pour certaines populations à risque.

1050 Dernière modification le lundi, 16 janvier 2017