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27 mars 2017

VIH : la HAS veut optimiser le dépistage

La Haute autorité de santé (HAS) a publié, le 24 mars, de nouvelles recommandations sur la fréquence du dépistage du VIH en France. Elle envisage de réévaluer sa stratégie pour "atteindre l’épidémie cachée évaluée à environ 24 800 personnes qui ignoreraient leur séropositivité au VIH".

En France, près de 150 000 personnes seraient atteintes par le VIH et 20 % ignoreraient leur séropositivité. En outre, le nombre de nouvelles infections ne baisse pas (plus de 7 000 par an) et 40% des infections sont diagnostiquées tardivement. Pour éradiquer l’épidémie, la Haute Autorité de santé (HAS) entend revoir sa stratégie de dépistage. Il s’agit en effet de dépister en priorité les populations les plus exposées mais aussi chaque personne au moins une fois dans la vie avec une vigilance particulière dans certaines régions – Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Départements français d’Amérique (Guyane, Guadeloupe et Martinique) – et concernant les hommes. En outre, la Haute Autorité de santé entend s’appuyer sur l’existence d’outils de dépistage diversifiés (test sanguin Elisa en laboratoire, test rapide d’orientation diagnostique - Trod, autotest de dépistage) tout en rappelant que la réalisation d’un test sanguin en LBM sans prescription médicale doit rester possible. Enfin, l'Autorité entend concevoir des messages de prévention renouvelés et adaptés aux différents publics concernés. 

1134 Dernière modification le mardi, 03 juillet 2018