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27 sept. 2018

Réforme des études médicales : une volonté de réussite

Les études médicales vont être profondément réformées à partir de la rentrée universitaire de septembre 2020. Cette réforme doit permettre de remettre l’étudiant en médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique (sage-femme) au cœur du système et mettre en avant sa réussite. Quant à la formation elle-même, elle doit mieux former les futurs professionnels de santé au savoir-être autant qu’au savoir-faire.  

Ce qui change dans le parcours des étudiants

De nombreux changement sont prévus : suppression du numerus clausus, nouvelle Epreuve classante nationale (ECN, la formule actuelle faisant polémique car elle se résume trop à un concours de QCM), et un remodelage complet de la première année commune des études de santé.

L’étudiant pourra désormais composer à la carte le contenu pédagogique de sa première année (sans obligation d’avoir une majorité de matières en rapport avec la santé). L’objectif de cette refonte est de pouvoir diversifier le profil des étudiants en médecine et donc aboutir à plus d’éclectisme dans le profil des futurs soignants.

Au bout de la première année, une première sélection est effectuée sur la base de l’excellence académique, et les sélectionnés passeront alors un examen d’admission (dont un oral). Pour les non-admis, ils auront la possibilité d’effectuer une deuxième année similaire à la première et de retenter leur chance une fois.

Partout en France

Avec la fin du numerus clausus, 20% d’étudiants supplémentaires sont attendus sur les bancs des facultés. Notons que cette liberté dans les études sera également géographique, l’étudiant ayant la possibilité de suivre sa première année dans n’importe quelle université, et non plus seulement dans une université abritant une faculté de médecine.

Pour ce qui est des stages dans le cursus, ils pourront se dérouler dans diverses structures (hôpital, maison de santé, en ambulatoire…) et n’importe où sur le territoire national. Objectif : éviter que les étudiants ne s’installent majoritairement, comme c’est le cas aujourd’hui, autour des seules facultés de médecine (26 en France) et n’aggrave les déséquilibres démographiques existants. Cette réforme doit donc aussi participer à lutter contre les déserts médicaux.

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