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01 avril 2019

Les nouveaux chiffres du dépistage du VIH

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Un nouveau rapport publié par Santé publique France et paru le 28 mars 2019 fait le point sur l’évolution du dépistage du VIH entre 2010 et 2017.

5, 6 millions

C’est le nombre de sérologies VIH réalisées par les laboratoires de biologie médicale (LBM) en 2017, soit une augmentation de 12% entre 2010 et 2017.

6 400

C’est le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2017. Un nombre stable entre 2010 et 2017. Dans ces 6 400 personnes, 3 600 ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels, 2 600 lors de rapports sexuels entre hommes et 130 par usage de drogues injectables.

675

Si le nombre de découvertes de séropositivité est stable entre 2010 et 2017 chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes nés en France, il est en augmentation chez les hommes nés à l’étranger, passant de 400 cas en 2011 à 675 en 2017. Soit 26% des contaminations lors des rapports sexuels entre hommes. Cette augmentation peut être due autant à l’augmentation du nombre de nouvelles contaminations qu’au recours au dépistage plus important.

75%

Chez les hétérosexuels, 75% des cas de séropositivité concernent des personnes nées à l’étranger. Un chiffre stable depuis 2010.

30%

Près d’un tiers des découvertes de séropositivité sont trop tardives : 30% des personnes diagnostiquées en 2017 le sont à un stade avancé d’infection du VIH. 52% des découvertes de séropositivité ont concerné des personnes n’ayant jamais été testées avant. Chez les hétérosexuels nés à l’étranger et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, pour qui un dépistage régulier est recommandé, cette proportion est respectivement de 68% et de 33%.

Pour combattre le VIH, rappelons que le préservatif (masculin ou féminin) reste l’outil le plus efficace pour prévenir l’infection – ainsi que des autres MST. Un dépistage régulier reste conseillé à tous.