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24 février 2017

La prise en charge de l’AVC est encore imparfaite

Selon une étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) en février dernier, le taux de mortalité par accident vasculaire cérébral (AVC) a diminué en France, notamment grâce à la création des unités neuro-vasculaires (UNV) et à l’amélioration de la prise en charge thérapeutique au moment de la phase aiguë. Cependant, cette amélioration ne bénéficie ni aux femmes de 45 à 64 ans ni aux personnes âgées.

Entre 2008 et 2013, le taux de mortalité par AVC a diminué de 13,1 % sachant qu’en 2013, il y a eu en France 31 346 décès liés à cette pathologie. Cette évolution favorable est liée à l’amélioration importante de la prise en charge thérapeutique au moment de la phase aigüe. En effet, depuis le début des années deux mille et, plus récemment, dans le cadre du Plan d’actions national AVC 2010-2014, la prise en charge de l’AVC s’est structurée avec le développement important des unités neuro-vasculaires (UNV).

Des disparités d’accès persistent toutefois : moins d’un patient sur deux a été hospitalisé en UNV en 2014 et les délais d’accès aux UNV demeurent importants dans certaines zones géographiques. Le développement de la télémédecine et, plus particulièrement, de la télé-fibrinolyse, pourrait permettre d’atténuer certaines inégalités territoriales dans la prise en charge de l’AVC. 

Les femmes de 45-64 ans et les personnes âgées plus touchés 

Si les chiffres baissent pour la population générale, ceux de la mortalité des femmes de 45-64 ans stagnent, en raison, entre autres, de la hausse de la prévalence de facteurs de risque vasculaires, particulièrement chez les fumeuses. Or, selon l'étude, proportion de femmes âgées de 55 à 64 ans qui fument quotidiennement a augmenté en France entre 2005 et 2014.

Cette absence de baisse de la mortalité s'observe aussi chez les personnes âgées de 85 ans. Les raisons seraient toutefois différentes, liées notamment à une hospitalisation en UNV moins fréquente que chez les jeunes adultes, une moindre mobilisation des ressources médicales et à une hausse de l’incidence des AVC hémorragiques observée chez les plus de 80 ans.

 

973 Dernière modification le mardi, 03 juillet 2018