Mon biologiste médical,
l’expert de mes diagnostics biologiques

Dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié le 21 mars 2017, Santé publique France a présenté les données sur les cas de tuberculose maladie déclarés en France en 2015. Si ces données confirment une poursuite de la baisse du nombre de l'endémie, certaines populations semblent particulièrement fragiles. 

La Haute autorité de santé (HAS) a publié, le 24 mars, de nouvelles recommandations sur la fréquence du dépistage du VIH en France. Elle envisage de réévaluer sa stratégie pour "atteindre l’épidémie cachée évaluée à environ 24 800 personnes qui ignoreraient leur séropositivité au VIH".

Selon une étude de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) et de l’Assistance publique– Hôpitaux de Paris, publiée le 16 février 2017, les femmes ayant développé un diabète durant leur grossesse ont un risque accru de complications périnatales. 

Un marqueur tumoral est une molécule exprimée par une tumeur et libérée dans l’organisme où sa concentration peut être mesurée (sang, urine, liquide céphalo-rachidien). Sa présence dsert d’indicateur pour confirmer la présence d’une tumeur. Le travail du biologiste consiste à analyser ces marqueurs pour diagnostiquer les cancers et ainsi, in fine, intervenir dans le choix d’un traitement.

Selon une étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) en février dernier, le taux de mortalité par accident vasculaire cérébral (AVC) a diminué en France, notamment grâce à la création des unités neuro-vasculaires (UNV) et à l’amélioration de la prise en charge thérapeutique au moment de la phase aiguë. Cependant, cette amélioration ne bénéficie ni aux femmes de 45 à 64 ans ni aux personnes âgées.

La prestation de conseil fait partie intégrante du métier et de la tâche des biologistes médicaux. Cela signifie porter à la connaissance du médecin une information contributive à son diagnostic. Le patient doit aussi pouvoir en bénéficier, mais d’une manière adaptée. Par ailleurs, la prestation de conseil ne se borne pas à fournir une forme de service après-vente aussi sophistiqué soit-il. Elle commence tout à fait en amont avec des conseils pour de bons prélèvements et s'applique tout au long du processus. 

Les biologistes médicaux sont les experts du diagnostic. Depuis la réforme de la biologie médicale de mai 2013, leur rôle dans la prévention et le dépistage a été reconnu. Les biologistes médicaux discutent avec l'Assurance maladie pour que cette reconnaissance se traduise en actions auprès des patients. Ils espèrent des avancées dès 2017.

Coordinateur du Centre de référence des surcharges en fer rares d’origine génétique au CHU Pontchaillou (Rennes), le professeur Pierre Brissot milite pour que soit systématiquement dépistée l’hémochromatose, une anomalie héréditaire caractérisée par une absorption et un stockage excessifs de fer dans l’organisme. 

En partenariat avec des associations de patients, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a créé, fin novembre, un dispositif baptisé "Ferif-Parcours hémochromatose". L'objectif ? "Diffuser une information fiable aux patients et aux professionnels de santé, favoriser le diagnostic et améliorer l'accès au traitement", explique l'ARS.